La méditation védantique pour développer l’intuition

Swami Vishnudevananda nous enseigne la pratique de la méditation védantique dont voici les principes.

Dans cette méditation, le méditant doit prendre conscience que son propre Soi est le soleil des soleils, la lumière des lumières. Swami Vishnudevananda nous explique par là, que lors de la médiation, il est possible de s’élever au-delà du corps et du mental, et de se libérer de cette hypnose, pour s’identifier au soleil des soleils et à la lumière des lumières.

La méditation en l’honneur d’Atman, la puissance suprême qui réside au plus profond de notre cœur.

La méditation doit commencer par de profondes respirations pour entrer en lien avec le corps ainsi que quelques instants de chants en l’honneur de notre puissance suprême. Puis à un certain moment, le mental ressent une forme de contentement, une certaine hauteur. Il est alors possible d’œuvrer pour l’élever davantage et parvenir à s’élever très haut.

Selon la méditation védantique, la pratique doit être soutenue par le mantra OM, le son primordial. Chacun, selon la spiritualité qu’il expérimente lui attribue un sens plutôt qu’un autre, mais cette syllabe conduit le mental pour s’élever. C’est le rôle fondamental du mantra dont Swami Madhurananda nous explique qu’il signifie étymologiquement « force qui libère le mental de son esclavage ».

Développer l’intuition avec la méditation védantique

Swami Vishnudevananda nous enseigne que certaines personnes méditent sur le OM comme étant le soleil des soleils brillant dans leur cœur, tandis que d’autres méditent sur Ajna Chakra tout en chantant OM. Ainsi, le méditant est libre de placer sa présence en son cœur ou au milieu du front, à l’emplacement énergétique d’Ajna Chakra.

Ajna Chakra est le plus puissant des centres nerveux et les yogis qui s’y concentrent le temps de leur méditation obtiennent de nombreux bienfaits. Ce chakra est le siège de suksma prakriti, le pouvoir primordial. La voix de l’âme ou connaissance intuitive s’obtiennent grâce à ce chakra.

Les trois impuretés du mental

Il est conseillé aux élèves qui apprennent cette méditation, d’éliminer les trois impuretés du mental que sont :

Mala ou égoïsme, qui est l’impureté la plus grossière. Elle se trouve en chacun de nous à des degrés plus ou moins importants. Elle ne saurait être éliminée que par le service désintéressé selon cette tradition.
Vikshepa shakti ou agitation du mental. Elle rend le mental instable et la concentration difficile. Swami Vishnudevananda préconise la respiration yoguique, la dévotion et le chant pour diminuer cette agitation.
Avarana shakti est la plus subtile des impuretés du mental. C’est le pouvoir des voiles du mental. Cette impureté recouvre la pure conscience ou Soi. Elle est l’impureté la plus difficile à éliminer. La méditation védantique propose de s’associer à la réflexion autour de « qui suis-je » pour éliminer ce pouvoir du mental. Ainsi le Soi peut briller par lui-même.
« Que peut bien désirer un homme qui a connu le Soi ? Tous les trésors de ce monde, tout ce qui en fait le charme et la beauté, peuvent retenir son attention. Bonheur, joie suprême, océan de béatitude, le Soi est indicible ! Les Upanishads proclament que vous êtes cette joie, ce bonheur infinis, cette béatitude suprême, que cela est votre véritable Soi, votre Atman. » (Atma Bodha)

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